Close Menu
    Derniers Articles

    Électricité et eau au Congo : les chiffres choc

    15 janvier 2026

    Concours climat au Congo : Kouilou et Plateaux brillent

    15 janvier 2026

    Éducation autochtone au Congo : Espace Opoko vise 2026

    15 janvier 2026
    Facebook X (Twitter) YouTube TikTok
    Facebook X (Twitter) YouTube TikTok
    Congo Durable
    • Accueil
    • Climat
    • Économie Durable
    • Énergies Vertes
    • Politique Verte
    • Initiatives
    Congo Durable
    • Publicité
    • Ligne Éditoriale
    • Devenir Auteur Engagé
    • Charte du Contributeur
    Accueil»Économie Durable»Visite belge à Oyo : la diplomatie verte en marche
    Économie Durable

    Visite belge à Oyo : la diplomatie verte en marche

    De Josué Ngoma19 août 20255 Mins de Lecture
    Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr WhatsApp VKontakte Email
    Partager
    Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp Copy Link

    Oyo, carrefour diplomatique

    Dans la torpeur humide d’Oyo, Maxime Prévost a ouvert sa première tournée africaine par un tête-à-tête avec Denis Sassou Nguesso, confirmant la place discrètement stratégique du siège présidentiel congolais dans la circulation des idées sur la paix régionale et l’action climatique.

    Le déplacement, officiellement consacré au renforcement d’une coopération septuagénaire, est lu par plusieurs diplomates comme un signal : la Belgique entend conjuguer sa tradition d’aide au développement avec une diplomatie climatique de proximité, en choisissant le bassin du Congo comme laboratoire continental.

    Sécurité des Grands Lacs, lecture congolaise

    Dès l’entretien, la question sécuritaire est apparue centrale. Maxime Prévost a salué « la posture de sage du président Sassou Nguesso », estimant que son réseau de médiation offre une lecture fine des dynamiques d’allégeance qui crispent l’Est de la République démocratique du Congo.

    Bruxelles estime que l’Union africaine et les États du bassin peuvent prévenir l’effet boomerang des crises frontalières, à condition, prévient un conseiller européen, « de porter une parole unique, non alignée sur les agendas extérieurs ». Le chef de la diplomatie belge confirme soutenir cette approche régionale.

    Horizon économique et corridor vert

    Au-delà des symboles, plusieurs sociétés belges, déjà implantées dans la filière bois et la logistique, prospectent autour du futur corridor de Pointe-Noire. Ce couloir relierait le port en eau profonde aux marchés intérieurs, tout en intégrant des normes environnementales plus strictes que celles exigées par l’OMC.

    Pour le ministère congolais du Plan, ce projet s’inscrit dans la Stratégie nationale de développement durable 2022-2031. « Il s’agit de créer des zones économiques sobres en carbone, mais compétitives », souligne un haut fonctionnaire. Les investisseurs européens attendent la finalisation des études d’impact social avant d’accélérer.

    Les discussions ont aussi porté sur la fiscalité incitative : exonérations douanières pour les équipements solaires, tarifs préférentiels pour le fret ferroviaire électrifié. Selon la chambre de commerce belgo-congolaise, ces leviers pourraient réduire de 15 % les coûts logistiques des PME et renforcer la résilience des chaînes d’approvisionnement.

    Le Fonds bleu, pivot financier durable

    L’urgence climatique a occupé une large place. Maxime Prévost s’est déclaré prêt à instruire, via la Banque mondiale et la BAD, une contribution belge au Fonds bleu pour le bassin du Congo, né en 2017 sous l’impulsion du président congolais et soutenu par une quinzaine de pays.

    Estimé à 10 milliards de dollars, le mécanisme finance la restauration des tourbières, puits de carbone majeurs. « Sans la pérennité hydrologique du bassin, aucune neutralité carbone globale n’est envisageable », rappelle la climatologue congolaise Prisca Makosso. La Belgique souhaite cibler des projets pilotes fondés sur des indicateurs vérifiables.

    À Bruxelles, la coopération au développement discute déjà d’un partenariat triangulaire associant l’ONG boschervoorder Groen Fonds et la société civile congolaise pour suivre les émissions évitées. Le schéma pourrait ouvrir la voie à des obligations vertes cotées sur la Bourse de Luxembourg, adossées aux crédits carbone générés localement.

    Le regard d’experts internationaux

    Pour Peter Wouter, spécialiste de la Banque européenne d’investissement, « l’alliance Bruxelles-Brazzaville réaffirme que la diplomatie climatique devient un terrain de convergence Nord-Sud, plus qu’un registre d’assistance ». Il souligne la valeur géopolitique d’un bassin forestier qui séquestre davantage de carbone que l’Amazonie par hectare.

    De son côté, l’économiste congolaise Ayaba Ngakala note que l’arrivée de capitaux belges, s’ils sont adossés à des critères ESG robustes, pourrait « normaliser » le coût du capital vert en Afrique centrale, souvent supérieur de trois points au reste du continent à cause du risque perçu.

    Vers un agenda commun Congo-Belgique

    La visite s’est achevée sur une image bucolique : les délégations nourrissant des tilapias dans un étang de N’Golodoua-les-Bains. Derrière la scène champêtre, les deux capitales ont convenu de se retrouver dès novembre à Bruxelles pour un forum consacré à la finance bleue et à la mobilité durable.

    Un projet d’accord-cadre doit formaliser les points listés à Oyo : coopération sécuritaire, gestion intégrée des forêts, gouvernance portuaire et transfert de technologies propres. Selon une source à la primature congolaise, la signature dépendra de la capacité à arrimer les nouveaux engagements aux plans nationaux existants.

    Pour l’heure, l’opinion congolaise perçoit favorablement cette réactivation, estime le sociologue Urbain Loundou. Il y voit « un redéploiement de la coopération classique vers des logiques de co-investissement ». La présence d’acteurs privés, plutôt que l’aide budgétaire, dessinerait un modèle de partenariat plus symétrique.

    Au-delà de l’événement protocolaire, la rencontre d’Oyo illustre une tendance mondialisée : la diplomatie verte se construit désormais autant par des gestes de proximité que par des sommets onusiens. Dans ce jeu, le Congo et la Belgique avancent leurs pions, misant sur la convergence des intérêts économiques et écologiques.

    Les observateurs retiennent surtout la méthode : associer, dès la genèse des projets, universités, collectivités, ONG et entreprises. Cette gouvernance polycentrique pourrait, selon l’Institut congolais de la transition écologique, accélérer l’appropriation locale et garantir que chaque franc investi génère un co-bénéfice social mesurable.

    Corridor de Pointe-Noire Diplomatie climatique Fonds bleu
    Partager Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr WhatsApp Email
    Article PrécédentCongo : le plan biodiversité 2025-2030 dévoilé
    Article Suivant Chercheurs et forêts congolaises : alliance verte

    Articles Similaires

    Forum francophone à Brazzaville : deals, climat, diasporas

    12 janvier 2026 Économie Durable

    PAFCA : Le Congo pilote la finance climat

    23 décembre 2025 Économie Durable

    Safoutier: record de ventes à la Foire verte

    21 décembre 2025 Économie Durable

    E-paie bois : comment le Congo draine des milliards

    18 décembre 2025 Économie Durable
    Préservation de la forêt du bassin du Congo
    Articles récents

    Électricité et eau au Congo : les chiffres choc

    15 janvier 2026

    Concours climat au Congo : Kouilou et Plateaux brillent

    15 janvier 2026

    Éducation autochtone au Congo : Espace Opoko vise 2026

    15 janvier 2026

    Gouvernance au Congo : l’atelier qui change la donne

    13 janvier 2026
    • Facebook
    • Twitter
    • YouTube
    • TikTok
    Ne manquez pas
    Économie Durable

    Bac 2025 : Géniale, 17/20 et déjà iconique

    De Dieudonné Mukendi17 juillet 2025

    Une performance académique historique Géniale Bokouango n’a que seize ans, mais son nom s’ajoute déjà…

    Congo-Brazzaville : atlas vert équatorial

    24 juillet 2025

    Congo-Brazzaville : puissance fluide du centre

    20 juillet 2025

    Congo-Brazzaville: forêt-charnière du climat mondial

    1 août 2025

    Actualités sur l’environnement, le climat et la transition écologique au Congo-Brazzaville. CongoDurable.com est votre source d’informations engagée pour un avenir plus vert, résilient et responsable.

    Facebook X (Twitter) YouTube TikTok
    Partenariats
    • Publicité
    • Ligne Éditoriale
    • Devenir Auteur Engagé
    • Charte du Contributeur
    Légal & Contact
    • Conditions Générales d’Utilisation
    • Confidentialité
    • Politique de cookies
    • Intelligence Artificielle
    • Contactez-nous
    Environnement
    • Préservation de la forêt du Bassin du Congo
    • Accueil
    • Climat
    • Économie Durable
    • Énergies Vertes
    • Politique Verte
    • Initiatives
    © 2026 Congo Durable Media

    Renseignez vos mots clés et tapez Entrée pour lancer la recherche. Tapez Esc pour annuler.