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    Politique Verte

    Genre & forêts : l’atout féminin du nouveau code

    De Bintou Mbuku4 décembre 20255 Mins de Lecture
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    Genre et gouvernance forestière au Congo

    Dans une salle lumineuse du centre de formation de Ngoyo, le brouhaha s’estompe lorsqu’on évoque la future réforme forestière. Pendant quatre jours, vingt-cinq participantes venues d’ONG, de coopératives et d’administrations scrutent chaque ligne des projets de décrets pour y ancrer l’égalité de genre.

    La démarche s’inscrit dans la volonté affichée par le ministère de l’Économie forestière de traduire dans la réglementation les principes déjà inscrits dans le code adopté en 2020. L’enjeu est d’éviter que le mot « genre » reste théorique et de garantir une application lisible sur le terrain.

    Trois décrets stratégiques sous la loupe

    Le premier texte étudié définit les modalités d’accès à l’information publique sur l’exploitation forestière. Les participantes proposent d’y insérer un article imposant la publication des contrats et plans d’abattage dans des formats accessibles, notamment aux associations féminines des zones rurales.

    Le deuxième projet encadre l’élaboration des plans d’aménagement des forêts du domaine privé de l’État. Les ateliers recommandent d’y rendre obligatoire la consultation des femmes exploitantes non titulaires de titres fonciers, afin que leurs pratiques agroforestières soient prises en compte.

    Enfin, le futur décret sur le suivi et l’évaluation de l’accès aux ressources génétiques forestières retient l’attention. Les participantes insistent pour que le comité national dédié compte au moins 40 % de femmes et un siège pour les représentantes autochtones, gage d’un partage d’avantages plus équitable.

    Voix des femmes et des communautés

    « Le thème même de notre rencontre montre la place que les femmes occupent déjà dans la protection des ressources naturelles », rappelle Marie Julienne Longo Benoît, coordonnatrice du Réseau des femmes africaines pour le développement durable. Son propos suscite les applaudissements d’une assemblée attentive et décidée.

    Certaines participantes, venues de Mossaka ou de Sibiti, racontent leur expérience de chefs de groupements coopératifs. Elles décrivent les freins quotidiens : manque d’informations sur les concessions, éloignement des bureaux administratifs, coûts de transport pour se rendre aux consultations publiques. L’atelier réunit ces récits pour formuler des solutions adaptées.

    Appui technique et perspectives

    Le Programme de gestion durable des forêts, représenté par Alfred Nkodia, fournit cartes, données satellitaires et analyses juridiques. « L’intégration systématique du genre doit devenir un réflexe réglementaire », insiste-t-il, promettant un soutien technique et institutionnel jusqu’à l’adoption des décrets.

    Des sessions pratiques montrent comment utiliser des plateformes ouvertes comme Global Forest Watch pour vérifier une coupe en temps quasi réel. Pour celles qui disposent juste d’un téléphone basique, les organisateurs livrent un numéro vert auquel signaler des anomalies, service assuré par des étudiants de l’université Marien Ngouabi.

    Un processus multipartite consolidé

    Depuis 2022, le Groupe de travail multi-acteurs offre un cadre d’échanges entre État, secteur privé et société civile. Les précédentes sessions ont déjà permis d’inclure des clauses de traçabilité du bois et de référencer des essences prioritaires. L’actuel atelier prolonge cette dynamique en y ajoutant la dimension genre.

    À chaque étape, les propositions sont transmises à la direction générale des forêts, puis relues par le secrétariat juridique du ministère. Ce va-et-vient participe à la crédibilité d’un processus que le gouvernement veut exemplaire, gage de confiance pour les bailleurs et partenaires internationaux.

    Enjeux régionaux et retombées locales

    Le Refadd, né en 1998 à Bata, agit désormais dans tous les pays de la Comifac. Ses antennes partagent les retours d’expérience, notamment sur le Fonds national REDD+ du Cameroun ou la certification participative testée au Gabon. Brazzaville espère s’inspirer de ces réussites sans copier-coller.

    Pour les communautés riveraines du parc de Conkouati-Douli, la réforme pourrait ouvrir l’accès à des micro-crédits carbone, conditionnés à la restauration de galeries forestières. Du côté des artisans scieurs de Makoua, un décret inclusif faciliterait la reconnaissance de leurs associations féminines, aujourd’hui sans statut clair.

    Des indicateurs pour mesurer l’impact

    Les débats aboutissent à un tableau d’indicateurs : proportion de femmes consultées dans les plans d’aménagement, nombre de plaintes traitées par le guichet unique, délais de publication des données forestières. Ces mesures devront être suivies par l’Observatoire congolais des forêts, garant de transparence.

    Une clause de révision quinquennale est proposée, afin d’ajuster les dispositions selon les leçons tirées du terrain. Les participantes soulignent qu’une bonne loi sans suivi reste lettre morte ; l’étape cruciale sera donc le financement régulier des outils d’évaluation.

    La force d’un réseau en expansion

    Le Refadd Congo anime déjà huit clubs scolaires et un centre de ressources à Pointe-Noire. Les ateliers de Brazzaville serviront de matrice à des sessions éclatées dans les départements du Niari, de la Sangha et du Kouilou. Chaque territoire définira ses priorités, mais la trame méthodologique restera commune.

    Selon les données internes du réseau, le taux de participation féminine aux instances forestières locales est passé de 12 % en 2017 à 28 % en 2023. Les responsables espèrent atteindre 40 % d’ici 2026, objectif jugé réaliste au regard de l’élan observé ces derniers mois.

    Cap sur l’adoption des décrets

    La feuille de route prévoit la finalisation des textes au premier trimestre 2024, avant leur transmission au Conseil des ministres. Les participants estiment qu’une adoption rapide renforcerait la crédibilité internationale du Congo, en pleine préparation de la COP16 Biodiversité prévue l’an prochain.

    Entre-temps, le Réfadd diffusera un guide simplifié en français et en lingala, tiré à 5 000 exemplaires, pour expliquer aux communautés forestières leurs droits et devoirs. Un volet audio sera diffusé sur Radio Mucodec, afin d’atteindre les villages sans couverture internet.

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