Brazzaville accueille le FIEF 2026 en juin
À Brazzaville, le Groupement du patronat francophone (Gpf) prépare le 7ᵉ Forum international des entreprises francophones (Fief), annoncé pour se tenir du 9 au 13 juin. L’annonce a été faite par le président du Gpf, Jean-Loup Blachet, en présence du ministre Christel Sassou Nguesso.
L’information a été partagée à l’issue d’une audience organisée le 10 janvier dans la capitale congolaise. Pour les organisateurs, ce rendez-vous doit marquer une étape de plus dans le dialogue économique au sein de l’espace francophone, en rapprochant acteurs publics et privés (ACI).
Entrepreneurs, réseaux et mises en relation directes
Selon Jean-Loup Blachet, l’événement rassemblera des entrepreneurs venus de plusieurs pays, avec l’idée de faciliter les échanges, le dialogue économique et des contacts concrets. Le format vise une mise en relation plus directe, souvent recherchée par les entreprises qui veulent passer de l’intention au partenariat.
« Il est important que les entreprises congolaises puissent se développer à travers les réseaux du Groupement du patronat francophone », a indiqué Jean-Loup Blachet. Il a aussi insisté sur l’échange d’expériences et la valorisation des compétences, présentés comme le cœur de la mission du Gpf (ACI).
Pour les entreprises locales, l’enjeu est aussi de mieux lire les opportunités, de comprendre les attentes des partenaires et de structurer des offres crédibles. Dans les coulisses d’un forum, une carte de visite ne suffit pas : la préparation des dossiers, la clarté du modèle économique et la capacité d’exécution font la dynamique.
Gouvernance du forum : Dr Ovaga désigné secrétaire général
Pour cette 7ᵉ édition, le vice-président du Gpf chargé des affaires internationales, le Dr Ovaga, a été désigné secrétaire général du forum. Il est également président exécutif national de l’Union nationale des opérateurs économiques du Congo (Unoc), selon les informations communiquées lors de l’audience (ACI).
Ce choix signale la volonté de s’appuyer sur des relais implantés dans le tissu économique congolais, afin d’assurer une coordination opérationnelle. La fonction de secrétaire général est souvent décisive : elle relie l’agenda politique, les attentes des entreprises et le calendrier logistique, dans un même fil de conduite.
Partenariats public-privé et paix : un socle pour la croissance
Parmi les thématiques annoncées, les partenariats public-privé (Ppp) occupent une place centrale. Pour les acteurs économiques, ce cadre est souvent associé à la capacité de financer, de construire et d’exploiter des projets, tout en clarifiant les responsabilités entre l’État et les opérateurs privés.
Le forum mettra aussi en avant les enjeux liés à la paix, présentée comme un facteur déterminant de la croissance économique. Les organisateurs rattachent cette idée au message de vœux du Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, cité comme référence d’orientation (ACI).
Dans la pratique, ces thèmes se rejoignent : les investisseurs regardent la prévisibilité, la stabilité et la qualité du dialogue. À l’échelle des territoires, les communautés attendent que les projets apportent des emplois, des services et des retombées lisibles, au-delà des annonces.
Diasporas francophones : un levier économique assumé
Le Gpf a également mis en avant le rôle des diasporas francophones, décrites comme des leviers économiques pour les pays d’accueil comme pour les pays d’origine. Cette lecture met l’accent sur les réseaux, la circulation des compétences et la capacité à ouvrir des marchés (ACI).
Dans ce cadre, la 3ᵉ édition de l’Excellence entrepreneuriale des diasporas francophones est annoncée pour le 9 avril à Paris, au Conseil économique, social et environnemental. Pour certains porteurs de projets, ces rendez-vous servent de tremplin pour sécuriser des partenaires et gagner en visibilité (ACI).
Au Congo-Brazzaville, le sujet intéresse aussi les jeunes entrepreneurs qui cherchent des mentors et des financements. La diaspora peut jouer un rôle de pont, mais l’efficacité dépend souvent de mécanismes simples : informations, accompagnement, et capacité à transformer l’intérêt en contrats.
Numérique et climat : une thématique qui monte
Les échanges ont aussi abordé les enjeux environnementaux et numériques, avec l’annonce d’une prochaine manifestation consacrée aux solutions numériques pour le climat. Les organisateurs évoquent une continuité après une première édition tenue au Sénat français (ACI).
Pour un média orienté solutions, le sujet se lit de façon concrète : cartographie, suivi d’indicateurs, systèmes d’alerte, gestion des données. Même sans détail sur les outils, l’annonce montre une volonté de mettre le numérique au service des priorités climatiques, dans une logique de coopération.
Du point de vue des territoires, l’attente est claire : des solutions qui servent le quotidien, notamment pour mieux planifier, mieux informer et mieux décider. Les participants, eux, veulent aussi des cas d’usage et des partenariats applicables, plutôt que des démonstrations sans suite.
Médiation et arbitrage : prévenir les litiges d’affaires
Le Groupement du patronat francophone a rappelé l’existence d’un centre de médiation et d’arbitrage, conçu pour prévenir et résoudre des différends entre entreprises de l’espace francophone. Pour les investisseurs, la qualité des mécanismes de règlement des litiges fait partie du climat des affaires (ACI).
Dans une économie où les chaînes de valeur sont transfrontalières, un désaccord sur un contrat peut ralentir un projet. Les démarches de médiation, lorsqu’elles sont accessibles et bien comprises, peuvent offrir une voie de dialogue plus rapide, avant d’entrer dans des procédures plus longues.
Un réseau de 38 ans pour connecter l’espace francophone
Créé il y a plus de 38 ans, le Gpf se présente comme un réseau visant le rapprochement des entreprises et l’appui au développement économique. L’organisation annonce être présente sur les cinq continents et fédérer plus de 60 organisations, selon les éléments rappelés lors de la rencontre (ACI).
À Brazzaville, le Fief est annoncé comme une vitrine de cette mise en réseau. Pour le Congo-Brazzaville, l’accueil d’un tel événement est aussi un signal d’ouverture économique, avec une recherche de coopérations structurées et d’opportunités d’affaires, dans un cadre de dialogue annoncé comme inclusif.
Sur le terrain, les entrepreneurs attendent surtout des suites mesurables : rendez-vous qualifiés, partenariats, et suivi après forum. C’est souvent là que se joue l’impact réel d’un événement : la capacité à transformer l’agenda en projets et les projets en résultats.
Encadré pratique : se préparer pour des rendez-vous utiles
Pour profiter d’un forum d’affaires, les participants préparent généralement une présentation courte, des documents clairs et des objectifs précis de rendez-vous. Les organisateurs et réseaux d’entreprises recommandent souvent d’arriver avec une offre lisible, des références vérifiables et un calendrier de suivi après les rencontres.
Dans l’article source, aucun numéro utile ni procédure officielle d’inscription n’est communiqué. Les entrepreneurs et porteurs de projets sont donc invités à se rapprocher des canaux d’information du forum et des organisations mentionnées, notamment le Gpf et l’Unoc, pour obtenir les modalités pratiques (ACI).
