Close Menu
    Derniers Articles

    Festival de la mer : secrets d’une pêche durable

    29 novembre 2025

    Un puits solaire révolutionne l’eau à Kibina

    29 novembre 2025

    Oyo : le nouvel incinérateur vert scruté par le PNUD

    29 novembre 2025
    Facebook X (Twitter) YouTube TikTok
    Facebook X (Twitter) YouTube TikTok
    Congo Durable
    • Accueil
    • Climat
    • Économie Durable
    • Énergies Vertes
    • Politique Verte
    • Initiatives
    Congo Durable
    • Publicité
    • Ligne Éditoriale
    • Devenir Auteur Engagé
    • Charte du Contributeur
    Accueil»Climat»Financement climat: les voix autochtones du Congo
    Climat

    Financement climat: les voix autochtones du Congo

    De Congo Durable24 novembre 20255 Mins de Lecture
    Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr WhatsApp VKontakte Email
    Partager
    Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp Copy Link

    Belém: la tribune mondiale du Bassin du Congo

    Sur les rives de la baie de Guajará, la Cop30 a offert au Congo l’occasion de rappeler que la « deuxième forêt tropicale du monde » compte aussi les premières gardiennes de sa canopée : les communautés locales et peuples autochtones, piliers silencieux de la stabilité climatique planétaire.

    En présentant la position nationale, la ministre de l’Économie forestière, Rosalie Matondo, a plaidé pour un financement « équitable et direct » vers ces acteurs, soulignant que protéger 23,5 millions d’hectares de forêt ne peut se faire sans soutenir ceux qui y vivent et en vivent.

    Un cadre juridique forestier modernisé

    Depuis 2020, la loi 33 modernise la gouvernance forestière congolaise. Elle ancre la gestion durable, crée des aires protégées et reconnait les Autres mesures efficaces de conservation basées sur la zone, alignant le droit national sur les cibles post-2020 de la Convention sur la diversité biologique.

    Pour la juriste Mireille Samba du Centre national d’inventaire et d’aménagement des ressources forestières, « ce texte sécurise enfin l’usage coutumier et clarifie les bénéfices auxquels les villages ont droit quand une concession exploite leur terroir ». Un pas salué par les ONG.

    Consentement et chaînes de valeur locales

    Autre avancée, l’inscription du Consentement libre, préalable et informé. Avant chaque projet, les clans pygmées ou bantous valident les plans et négocient leurs retombées. Dans le district de Pikounda, ce dialogue a débouché sur la création d’un fonds villageois dédié aux femmes récoltant le miel.

    Sur la même logique, Brazzaville ambitionne de transformer 85 % du bois sur place d’ici 2025. Le passage de grumes brutes à des panneaux ou meubles augmente la valeur ajoutée locale et réduit les exportations de troncs, transport coûteux et à forte empreinte carbone.

    REDD+, TFFF: nouvelles sources de revenus verts

    Au-delà des recettes fiscales, le gouvernement mise sur les mécanismes REDD+ pour rémunérer la non-déforestation. Le programme pilote du nord-Congo a déjà généré des crédits carbone vendus au Fonds de partenariat pour le carbone forestier, finançant des écoles et un poste de santé.

    Belém a vu surgir un autre outil, le Tropical Forests Forever Facility. Rosalie Matondo y voit « un levier inédit pour payer chaque hectare préservé, sans dettes additionnelles ». L’initiative envisagerait un fonds perpétuel dont seuls les intérêts soutiendraient conservation et reboisement.

    Décennie onusienne de reboisement: une opportunité

    L’appel congolais s’inscrit aussi dans la Décennie des Nations unies pour le boisement et le reboisement 2027-2036, portée à l’Assemblée générale grâce à une résolution pilotée par Brazzaville. Objectif : faire de la plantation d’arbres une priorité mondiale, à l’instar des océans ou de l’énergie.

    Le ministère prévoit déjà d’étendre le programme « Un million d’hectares restaurés » lancé dans la Sangha. Grâce à des pépinières communautaires, 12 000 emplois saisonniers ont été créés en deux ans, selon les chiffres du Projet forêt climat, soutenu par la Banque mondiale.

    Transparence et équité: demandes des communautés

    Malgré ces progrès, les organisations autochtones rappellent les retards de décaissement. « Sur dix dollars promis, un seul atteint la forêt », estime Joseph Mbani de l’Association Sangha-Ouest. Il demande des procédures simplifiées et la possibilité pour les clans de gérer eux-mêmes de petits budgets.

    Le ministère répond qu’un registre national des projets communautaires sera opérationnel début 2025. Il liera chaque versement à des indicateurs de biodiversité, d’éducation ou de santé. Cette transparence doit, selon Rosalie Matondo, « rassurer les bailleurs et réduire les fuites financières ».

    Pour Tryphon Obami, chercheur à l’Université Marien-Ngouabi, la reddition de comptes ne doit pas devenir un frein : « Imposer des audits coûteux a déjà bloqué des micro-projets d’énergie propre. Adaptés à l’échelle locale, des contrôles participatifs suffisent souvent. » Un débat suivi à Belém.

    Coopération Sud-Sud et partenariats financiers

    La rencontre a renforcé la coopération Sud-Sud. Le Congo, l’Indonésie et le Brésil ont convenu de mutualiser leurs images satellite pour détecter les coupes illégales en temps quasi réel. Un protocole d’échange de données sera signé lors du prochain sommet des Trois Bassins.

    Parallèlement, la Banque africaine de développement étudie une ligne de crédit verte de 150 millions de dollars dédiée aux petites et moyennes entreprises forestières congolaises. Objectif : financer équipements à haut rendement, séchoirs solaires et certification FSC, créateurs d’emplois pour la jeunesse rurale.

    Vers la Vision Congo Vert 2030

    Toutes ces initiatives convergent vers la Vision Congo Vert 2030, adossée au Plan national de développement 2022-2026. Elle table sur une croissance carbone-neutre reposant sur la foresterie, l’écotourisme et l’agroforesterie, tout en apportant eau potable, écoles et routes aux villages isolés.

    À Belém, le Congo a surtout rappelé que la stabilisation du climat global a un coût local et humain. En investissant dans les peuples autochtones, les bailleurs achètent bien plus que des tonnes de carbone : ils garantissent un avenir partagé et résilient.

    Pour concrétiser cette vision, un centre régional de formation sur l’économie verte ouvrira à Ouesso en 2026. Il accueillera chaque année 300 jeunes du bassin pour apprendre la cartographie participative, la menuiserie durable ou la gestion des pépinières, compétences revendues ensuite sur les marchés locaux.

    COP30 Financement climatique forêts du Congo peuples autochtones Rosalie Matondo
    Partager Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr WhatsApp Email
    Article PrécédentUBA Congo plante un corridor vert de 2 000 arbres
    Article Suivant Code forestier : la clé féminine de la gouvernance

    Articles Similaires

    Brazzaville lance la classe anti-sécheresse !

    27 novembre 2025 Climat

    UBA Congo plante un corridor vert de 2 000 arbres

    24 novembre 2025 Climat

    COP30: Le Congo sonne l’alarme climatique mondiale

    17 novembre 2025 Climat

    Belém s’embrase pour le Fonds bleu du Congo

    12 novembre 2025 Climat
    Préservation de la forêt du bassin du Congo
    Articles récents

    Festival de la mer : secrets d’une pêche durable

    29 novembre 2025

    Un puits solaire révolutionne l’eau à Kibina

    29 novembre 2025

    Oyo : le nouvel incinérateur vert scruté par le PNUD

    29 novembre 2025

    COP30 Belém : Congo brille sous le signe du vert

    29 novembre 2025
    • Facebook
    • Twitter
    • YouTube
    • TikTok
    Ne manquez pas

    Reliefs et écosystèmes du Congo: enjeux verts

    De Congo Durable4 août 2025

    Position géostratégique et caractéristiques physiques Située à cheval sur l’Équateur, la République du Congo occupe…

    Un puits solaire révolutionne l’eau à Kibina

    29 novembre 2025

    DTC : la planète se pique (enfin) d’espoir

    17 juillet 2025

    Fraude en sourdine: le BEPC 2025 se fait sérieux

    18 juillet 2025

    Actualités sur l’environnement, le climat et la transition écologique au Congo-Brazzaville. CongoDurable.com est votre source d’informations engagée pour un avenir plus vert, résilient et responsable.

    Facebook X (Twitter) YouTube TikTok
    Partenariats
    • Publicité
    • Ligne Éditoriale
    • Devenir Auteur Engagé
    • Charte du Contributeur
    Légal & Contact
    • Conditions Générales d’Utilisation
    • Confidentialité
    • Politique de cookies
    • Intelligence Artificielle
    • Contactez-nous
    Environnement
    • Préservation de la forêt du Bassin du Congo
    • Accueil
    • Climat
    • Économie Durable
    • Énergies Vertes
    • Politique Verte
    • Initiatives
    © 2025 Congo Durable Media

    Renseignez vos mots clés et tapez Entrée pour lancer la recherche. Tapez Esc pour annuler.