Close Menu
    Derniers Articles

    Électricité et eau au Congo : les chiffres choc

    15 janvier 2026

    Concours climat au Congo : Kouilou et Plateaux brillent

    15 janvier 2026

    Éducation autochtone au Congo : Espace Opoko vise 2026

    15 janvier 2026
    Facebook X (Twitter) YouTube TikTok
    Facebook X (Twitter) YouTube TikTok
    Congo Durable
    • Accueil
    • Climat
    • Économie Durable
    • Énergies Vertes
    • Politique Verte
    • Initiatives
    Congo Durable
    • Publicité
    • Ligne Éditoriale
    • Devenir Auteur Engagé
    • Charte du Contributeur
    Accueil»Climat»Conkouati-Douli: pétrole et forêt en équilibre
    Climat

    Conkouati-Douli: pétrole et forêt en équilibre

    De Chantal Mbemba3 octobre 20254 Mins de Lecture
    Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr WhatsApp VKontakte Email
    Partager
    Facebook Twitter LinkedIn Email WhatsApp Copy Link

    Le joyau Conkouati-Douli, coeur vert côtier

    Au bord de l’océan Atlantique, le parc national de Conkouati-Douli étale 8 000 km² de forêts, lagunes et mangroves où éléphants de forêt croisent tortues luth. Sa richesse écologique fait de ce littoral congolais un atout climatique régional autant qu’un moteur potentiel de développement durable.

    Pressions extractives : comprendre les enjeux

    Depuis avril, le Centre d’actions pour le développement, une organisation congolaise, alerte sur deux permis pétroliers qui recouvrent, selon son analyse, plus de la moitié du territoire terrestre du parc et près de 90 % de ses zones humides vitales.

    Dans une lettre ouverte adressée aux membres de la Commission Climat du Bassin du Congo, le C.a.d estime qu’une telle emprise « compromet la protection des forêts, du climat et des espèces uniques ». L’organisation demande la suspension des permis en attendant des évaluations indépendantes.

    Le ministère congolais de l’Environnement rappelle de son côté que le Code de protection de la nature prévoit des procédures de zonage et une obligation d’étude d’impact avant toute activité industrielle à l’intérieur ou à proximité d’une aire protégée.

    Voix des communautés riveraines

    « Nous avons demandé aux opérateurs de produire un cahier de charges environnemental et social conforme aux normes internationales », indique un cadre du ministère, convaincu qu’un dialogue inclusif peut concilier croissance énergétique et sauvegarde de la biodiversité congolaise.

    Les communautés issues des villages de Nzambi, Tchisseka ou Cotovindou vivent de pêche artisanale, d’agro-foresterie et, depuis peu, d’un écotourisme naissant. Plus de 7 000 habitants dépendent directement de la bonne santé des mangroves et des plages où nichent les tortues marines.

    Adeline Mabiala, présidente d’une coopérative féminine de transformation de poisson, raconte que les revenus liés au parc ont triplé depuis l’ouverture d’un sentier d’observation des primates. « Nous voulons que les décisions sur le pétrole n’effacent pas ces progrès locaux », insiste-t-elle.

    Science et surveillance continue

    Sur le terrain, les écogardes de l’Agence congolaise des aires protégées poursuivent les patrouilles anti-braconnage, tandis que des ingénieurs de l’Université Marien-Ngouabi cartographient en temps réel les habitats sensibles à partir d’images satellites fournies par l’Agence spatiale européenne.

    Selon leurs premières analyses, les zones humides sujettes aux permis constituent également des nurseries pour les lamantins et des amortisseurs naturels face aux tempêtes côtières, un service écosystémique estimé à plusieurs millions de dollars par an.

    Options pour une cohabitation responsable

    Plusieurs experts en économie verte jugent possible de développer des activités pétrolières offshore tout en renforçant la protection du cœur terrestre du parc, à condition de mettre en place des forages directionnels et un fonds de compensation géré de façon transparente par les parties prenantes.

    L’idée est déjà testée au Gabon voisin, où des redevances environnementales financent la surveillance satellitaire et les micro-crédits agricoles autour du parc de Loango. Le Congo pourrait s’inspirer de ce mécanisme régional, selon le professeur Georges Mombo, écologue.

    Du côté des compagnies, la société Wing Wah Oil, titulaire présumée d’un des blocs, assure qu’elle « respectera strictement » les conclusions de l’étude d’impact attendue et qu’elle travaille déjà à un protocole de partage de données avec les chercheurs congolais.

    Renforcement du cadre juridique et financier

    Sur le plan légal, le gouvernement a lancé en début d’année une révision du décret de création du parc afin de clarifier les limites de la zone tampon de cinq kilomètres et d’y renforcer les exigences de consentement libre, préalable et éclairé des populations.

    « Ce texte donnera un poids juridique aux accords communautaires et évitera les malentendus », explique Me Pascal Ondongo, juriste spécialisé en droit de l’environnement, qui participe aux consultations publiques entamées à Pointe-Noire.

    De leur côté, plusieurs bailleurs, dont la Banque africaine de développement, conditionnent désormais leur soutien financier à la Commission Climat du Bassin du Congo à la mise en œuvre d’un système de suivi-évaluation des impacts cumulés, compatible avec les critères ESG internationaux.

    Cette exigence pourrait accélérer l’adoption de plateformes de données ouvertes, où concessions, inventaires fauniques et résultats d’audience publique seraient accessibles aux citoyens, aux investisseurs et aux médias, renforçant ainsi la confiance et la reddition de comptes.

    Initiatives locales et vision d’avenir

    Pour accompagner la transition, des initiatives de cuisson propre à base de résidus de sciage sont testées dans trois villages riverains, avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement. Elles visent à réduire la pression sur le bois énergie et à créer des emplois verts.

    À moyen terme, le futur plan d’aménagement du parc prévoit d’intégrer les couloirs migratoires des éléphants dans les schémas d’infrastructures, afin d’éviter les conflits homme-faune et de sécuriser les cultures vivrières qui alimentent Pointe-Noire.

    En définitive, le débat ouvert autour de Conkouati-Douli incarne la recherche d’un équilibre entre valorisation des ressources énergétiques, droits des communautés et sauvegarde d’un patrimoine naturel que le Congo s’est engagé à transmettre intact aux générations futures.

    CAD Commission Climat Bassin du Congo Conkouati-Douli conservation Parc national
    Partager Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr WhatsApp Email
    Article PrécédentForêts du Congo : PSE, la nouvelle manne verte
    Article Suivant Architectes congolais: résilience, un défi 2025

    Articles Similaires

    Forêts communautaires : femmes moteurs des règles

    19 décembre 2025 Climat

    Safi : l’hôpital Mohammed V tient tête au déluge

    18 décembre 2025 Climat

    Congo défend sa CDN 3.0 et réclame 8,9 Mds$ verts

    16 décembre 2025 Climat

    Catastrophes: la riposte verte du Congo 2025-2030

    13 décembre 2025 Climat
    Préservation de la forêt du bassin du Congo
    Articles récents

    Électricité et eau au Congo : les chiffres choc

    15 janvier 2026

    Concours climat au Congo : Kouilou et Plateaux brillent

    15 janvier 2026

    Éducation autochtone au Congo : Espace Opoko vise 2026

    15 janvier 2026

    Gouvernance au Congo : l’atelier qui change la donne

    13 janvier 2026
    • Facebook
    • Twitter
    • YouTube
    • TikTok
    Ne manquez pas
    Économie Durable

    Stades congolais : cathédrales en jachère sportive

    De Dieudonné Mukendi18 juillet 2025

    Un audit présidentiel attendu Le 16 juillet 2025, lors d’un conseil des ministres particulièrement suivi,…

    Fraude en sourdine: le BEPC 2025 se fait sérieux

    18 juillet 2025

    Dakhla électrise la pêche sportive écoresponsable

    14 novembre 2025

    Brazzaville : 20 arbres pour l’Ambassade verte

    20 octobre 2025

    Actualités sur l’environnement, le climat et la transition écologique au Congo-Brazzaville. CongoDurable.com est votre source d’informations engagée pour un avenir plus vert, résilient et responsable.

    Facebook X (Twitter) YouTube TikTok
    Partenariats
    • Publicité
    • Ligne Éditoriale
    • Devenir Auteur Engagé
    • Charte du Contributeur
    Légal & Contact
    • Conditions Générales d’Utilisation
    • Confidentialité
    • Politique de cookies
    • Intelligence Artificielle
    • Contactez-nous
    Environnement
    • Préservation de la forêt du Bassin du Congo
    • Accueil
    • Climat
    • Économie Durable
    • Énergies Vertes
    • Politique Verte
    • Initiatives
    © 2026 Congo Durable Media

    Renseignez vos mots clés et tapez Entrée pour lancer la recherche. Tapez Esc pour annuler.