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    Congo : Relever les catastrophes et bâtir durable

    De Louisa Tshibanda19 décembre 20254 Mins de Lecture
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    Le Congo renforce sa culture du risque

    À Brazzaville, les applaudissements ont résonné sous les lambris du ministère des affaires sociales lorsque la stratégie nationale de relèvement post-catastrophes a été remise à la ministre Irène Marie Cécile Mboukou Kimbatsa, symbole d’un passage historique vers la prévention systémique.

    Jusqu’ici, le pays réagissait courageusement aux inondations, glissements de terrain ou vents violents, mais il lui manquait un cadre unique pour coordonner les efforts publics et privés en amont, pendant et après la crise.

    La nouvelle stratégie affirme que chaque catastrophe est aussi une occasion de reconstruire plus vert, plus sûr et plus inclusif, idée résumée par la formule anglaise Build Back Better qu’adoptent désormais de nombreux partenaires du développement.

    Deux ans de travaux concertés

    Le document est le fruit de vingt-quatre mois d’ateliers, de missions de terrain et d’échanges numériques impliquant administrations, chercheurs, organisations communautaires et bailleurs tels que la Banque mondiale ou l’Union européenne, sous l’œil technique du PNUD mentionné par sa représentante-résidente Adama Dian-Barry.

    Chaque province a fait entendre sa voix : les pêcheurs du Pool ont exprimé leur préoccupation face aux crues saisonnières, tandis que les éleveurs de la Cuvette craignaient la sècheresse et la perte de pâturages.

    Ces retours ont été croisés avec des images satellites, des cartes de vulnérabilité climatiques et des projections socio-économiques, afin de garantir que la stratégie repose sur des preuves et non sur des intuitions.

    Un comité scientifique, présidé par le géographe Henri Ndengue, a cartographié plus de 1 200 points critiques, du débordement des marigots à la fragilité des remblais routiers, donnant une base tangible aux futures décisions budgétaires nationales et aux appels de fonds internationaux.

    Ces données nourrissent déjà la plateforme open-source CongoRisques, où étudiants et journalistes peuvent télécharger des shapefiles, croiser les couches et visualiser l’évolution des facteurs de danger, un outil salué par l’ONG locale Azur Développement pour sa valeur pédagogique.

    Des piliers axés sur la résilience

    Premier pilier : la restauration rapide des infrastructures sociales, qu’il s’agisse d’écoles, de centres de santé ou de routes d’évacuation, indispensables pour éviter que la catastrophe ne creuse durablement les inégalités.

    Second pilier : la relance des moyens de subsistance, avec des filets sociaux ciblés, des microcrédits verts et des formations aux métiers d’avenir pour que les ménages affectés ne se replient pas sur des activités de survie destructrices de la forêt.

    Troisième pilier : le renforcement des capacités institutionnelles et locales, grâce à des exercices de simulation, la standardisation des plans communaux d’urgence et la création d’une plateforme numérique de suivi en temps réel des indicateurs de résilience.

    Chaque pilier comporte des mécanismes de financement identifiés, combinant budget national, fonds climat internationaux et contributions du secteur privé, afin d’éviter l’écueil fréquent de stratégies sans ressources.

    Le ministère de l’Économie prévoit, en parallèle, un mécanisme fiscal incitatif pour les entreprises qui intègrent des normes parasismiques ou des matériaux bas carbone dans leurs constructions post-catastrophes, estimant que l’innovation industrielle sera l’une des clés de la compétitivité nationale.

    Alliances et enracinement local

    La ministre insiste sur la coresponsabilité : « Nous sommes tous sentinelles de notre territoire, des quartiers urbains aux villages riverains des affluents du Congo », déclare-t-elle, promettant une appropriation inclusive du texte.

    Pour rassurer les communautés, un centre d’appel gratuit sera ouvert, complété par des relais communautaires capables d’orienter vers les procédures d’indemnisation, de reconstruction ou de relogement.

    Les scientifiques de l’université Marien-Ngouabi prévoient, quant à eux, de publier chaque saison un bulletin de risques accessible en ligne et sur les radios rurales, afin d’ancrer la culture du risque au plus près du terrain.

    Le secteur privé est déjà mobilisé ; une compagnie d’assurances locale étudie un produit paramétrique indexé sur la hauteur du fleuve, tandis que des start-ups proposent des capteurs bon marché pour alerter en cas de montée soudaine des eaux.

    Enfin, les leaders traditionnels du Kouilou ont proposé d’intégrer les alertes issues du savoir ancestral, comme l’observation des nids de fourmis ou la floraison précoce de certaines essences, afin d’enrichir la veille technologique d’indicateurs biologiques compréhensibles par tous.

    Mise en œuvre et perspectives

    Avant la fin du semestre, la stratégie sera transmise au Premier ministre pour adoption en conseil de cabinet ; un décret précisera la structure nationale de coordination et les indicateurs de suivi trimestriel.

    Le PNUD accompagnera les premières évaluations pilotes dans les districts de Makoua et de Madingou, zones classées à risque élevé, afin d’ajuster rapidement les protocoles et démontrer l’efficacité du nouveau modèle.

    Selon les projections initiales, chaque franc investi dans la prévention permettra d’économiser jusqu’à six francs de pertes économiques potentielles, renforçant la confiance des investisseurs qui voient dans cette feuille de route un gage de stabilité et d’opportunités durables.

    Un rapport trimestriel sera rendu public, rappelant les avancées et les écarts éventuels, un gage de transparence qui devrait consolider la confiance des partenaires et encourager l’engagement citoyen.

    Adama Dian-Barry Build back better Irène Marie Cécile Mboukou Kimbatsa PNUD résilience
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