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    Bioresources: un centre high-tech à Brazzaville

    De Louisa Tshibanda28 octobre 20254 Mins de Lecture
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    Un pôle de transformation verte à Brazzaville

    À Mfilou, sur la route de Kintélé, un imposant bâtiment blanc attire déjà les regards. Il s’agit du Centre multiservices de valorisation des bioressources, visité hier par la ministre de l’Enseignement supérieur, Delphine Edith Emmanuel, venue mesurer l’avancée d’un chantier stratégique.

    Devant les ingénieurs et les étudiants en stage, la ministre a reconnu « une progression significative » du gros œuvre. Les chambres froides tournent déjà, le hall technologique se couvre de machines neuves et les premiers meubles de laboratoire, encore emballés, attendent d’être fixés.

    D’une superficie de 2 500 mètres carrés, le centre de type R+1 regroupera un bloc de formation, trois laboratoires spécialisés, un espace de co-working, une salle de documentation, un centre de maintenance et un hall pilote dédié à la transformation de produits issus de la biodiversité.

    Des équipements scientifiques de dernier cri

    Pour le ministère, l’objectif est clair : créer une plateforme où les chercheurs congolais pourront formuler des huiles essentielles, analyser les propriétés microbiologiques du manioc ou calibrer des emballages écoresponsables avant un passage à l’échelle industrielle par des PME locales.

    « Les équipements sont en cours d’acheminement ou déjà en phase d’installation », a souligné Delphine Edith Emmanuel en rappelant l’importance d’achever certains laboratoires, freinés par des exigences techniques pointues liées à la sécurité chimique et à la maîtrise de la chaîne du froid.

    Son propos trouve écho chez Antoine Chevalier, nouveau directeur de l’Agence française de développement, financeur principal du projet. « Nous voyons un bâtiment presque achevé, porteur d’avenir pour la formation et la recherche », a-t-il déclaré, appelant à une concertation rapide pour finaliser.

    Emplois locaux et formation d’élite

    Les travaux débutés en 2022 ont mobilisé plus de cent ouvriers, majoritairement congolais, auxquels s’ajoutent douze ingénieurs spécialisés dans le génie bio-industriel. Ce choix de main-d’œuvre nationale renforce l’ancrage territorial et prépare déjà les futurs opérateurs de la plateforme.

    À l’intérieur, des conduits d’azote inoxydables jouxtent des paillasses en granit, illustrant un standard rarement observé dans la sous-région. Le laboratoire physico-sensoriel testera bientôt la texture d’huiles de noix de palme pendant qu’un spectromètre infrarouge détectera les contaminants invisibles.

    Ces capacités analytiques ouvriront la voie à des labels qualité indispensables pour conquérir des marchés internationaux, insiste le professeur Sita Nkokolo, conseillère scientifique du projet. Selon elle, « la différence entre un produit brut et un ingrédient certifié peut tripler la valeur à l’export ».

    Au-delà des chiffres, le chantier suscite l’enthousiasme des communautés riveraines, partenaires incontournables de la collecte de biomasse. Des coopératives féminines de Nganga Lingolo négocient déjà des contrats de fourniture de graines de ndolé, favorable aux revenus et à la préservation des forêts galeries.

    Le futur programme de formation accueillera chaque année 300 étudiants en licence professionnelle et master, orientés vers la chimie verte, la microbiologie alimentaire et l’ingénierie des procédés. Des sessions courtes certifieront aussi des techniciens de production issus des entreprises agroalimentaires du Pool et des Plateaux.

    Partenariat financier et critères environnementaux

    Un comité multipartite, associant universités, ministères, secteur privé et partenaires techniques, finalise actuellement le curriculum. L’enjeu est de relier la pratique en atelier à la recherche fondamentale menée dans les laboratoires universitaires existants, afin d’éviter les silos et de stimuler l’innovation frugale.

    Dans la salle de documentation, déjà climatisée, un partenariat avec la Bibliothèque nationale prévoit l’accès gratuit à 15 000 articles scientifiques via des licences négociées. De quoi renforcer la production de données locales, encore trop rare dans les études sur la biodiversité congolaise.

    Le volet maintenance n’est pas oublié : un atelier équipé de tours numériques formera des jeunes au recalibrage des capteurs et à la soudure de précision. « Sans techniciens autonomes, même les meilleures machines restent inutilisées », souligne Serge Obolo, chef de projet infrastructure.

    Côté financement, la convention signée avec l’AFD mobilise 12 millions d’euros, complétés par 1,5 million en nature du gouvernement congolais pour l’acquisition du terrain et des branchements réseaux. Une clause environnementale impose 20 % d’énergie solaire dès la première année d’exploitation.

    Impacts à long terme sur la bioéconomie congolaise

    Le renforcement du pôle scientifique s’inscrit dans les objectifs du Plan national de développement 2022-2026, axe diversification de l’économie et valorisation durable des ressources naturelles. L’initiative croise ainsi la Stratégie REDD+ et les ambitions de création d’emplois verts pour la jeunesse.

    À mesure que les murs se peignent et que les paillasses brillent, Brazzaville entrevoit un avenir où l’hibiscus, le moringa ou la noix de kola, jusqu’alors exportés bruts, deviendront des extraits normalisés, certifiés et créateurs de valeur locale, culturelle et environnementale.

    La livraison est attendue au premier semestre 2024, après les derniers tests de sécurité incendie et de biosûreté. Un comité d’inauguration planche déjà sur des portes ouvertes destinées aux lycéens, afin d’illustrer qu’une autre économie, fondée sur la science et la nature, est possible dans le pays tout entier bientôt.

    AFD Antoine Chevalier bioressources Delphine Edith Emmanuel enseignement supérieur
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