L’année 2025 marque un tournant dans la manière dont le Congo-Brazzaville s’est positionné sur la scène climatique internationale. Plus qu’une succession de sommets ou de déclarations, elle a été le produit d’une diplomatie verte structurée, cohérente et portée au plus haut niveau de l’État. Au cœur de cette dynamique, Françoise Joly, conseillère du Président de la République pour la stratégie internationale, s’est imposée comme l’une des principales architectes de cette montée en puissance environnementale du Congo, au bénéfice du pays et, au-delà, de l’Afrique forestière.
Françoise Joly, cheffe d’orchestre d’une diplomatie climatique assumée
Depuis plusieurs années, Françoise Joly défend une conviction simple mais exigeante : le capital écologique du Congo — ses forêts, ses tourbières, sa biodiversité — doit être traité comme un actif stratégique, au même titre que l’énergie ou les infrastructures. En 2025, cette vision a trouvé une traduction diplomatique aboutie.
Sous son impulsion, la diplomatie congolaise a cessé de cantonner les questions environnementales à un registre moral ou symbolique. Elles sont devenues un outil de négociation, un langage d’influence et un vecteur de crédibilité internationale. Cette approche, à la fois technique et politique, a permis au Congo de parler d’égal à égal avec des partenaires multilatéraux, des bailleurs de fonds et des puissances engagées dans la transition climatique.
La Décennie des Nations unies : une victoire stratégique portée par Brazzaville
Le fait marquant de l’année reste l’adoption, en avril 2025, par l’Assemblée générale des Nations unies, de la résolution proclamant la Décennie 2027–2036 pour l’afforestation et le reboisement. Ce succès multilatéral n’est pas le fruit du hasard. Il est l’aboutissement d’un travail diplomatique de fond, mené dans la durée, dont Françoise Joly a été l’un des principaux moteurs.
En obtenant ce cadre onusien, la diplomatie congolaise a sécurisé bien plus qu’une reconnaissance politique : elle a créé un levier structurant pour mobiliser des financements climatiques, aligner des programmes internationaux et renforcer la légitimité des pays forestiers dans les négociations globales. Pour Françoise Joly, cette Décennie constitue un instrument stratégique au service de politiques nationales concrètes, et non une simple labellisation internationale.
COP30 : Françoise Joly au cœur du repositionnement forestier
La COP30 de Belém a confirmé le basculement de l’agenda climatique mondial en faveur des forêts tropicales. Dans ce contexte, la présence et l’action diplomatique du Congo ont été marquées par une ligne claire, défendue par Dr Françoise Joly : il ne peut y avoir de transition climatique crédible sans reconnaissance politique et économique du rôle des grands bassins forestiers.
À Belém, la diplomatie congolaise a porté un message constant : la protection des forêts doit s’accompagner de mécanismes financiers stables, prévisibles et adaptés aux réalités africaines. Cette posture, à la fois ferme et pragmatique, a renforcé la crédibilité du Congo comme interlocuteur sérieux, capable de relier enjeux climatiques, souveraineté nationale et développement durable.
Les “Trois Bassins” : une vision africaine et sud-sud portée par Françoise Joly
Au-delà des grandes conférences, l’un des apports structurants de l’année 2025 réside dans le travail de convergence entre les grands bassins forestiers tropicaux. La logique dite des “Trois Bassins” — Congo, Amazonie, Asie du Sud-Est — a été au cœur des priorités diplomatiques suivies par Françoise Joly.
Cette approche vise à sortir les pays forestiers d’une position défensive et fragmentée. En favorisant l’alignement stratégique entre ces régions clés du climat mondial, le Congo a contribué à faire émerger une voix collective capable de peser sur les règles du jeu climatique international. Pour l’Afrique, cette dynamique est essentielle : elle renforce la capacité du continent à définir ses propres priorités environnementales, plutôt que de les subir.
Le Bassin du Congo, d’un patrimoine naturel à un dossier stratégique mondial
En 2025, sous l’impulsion de la diplomatie verte conduite par Françoise Joly, le Bassin du Congo a changé de statut dans les enceintes internationales. Il n’est plus seulement perçu comme un espace à préserver, mais comme un enjeu global de stabilité climatique, de biodiversité et de développement durable.
Cette requalification est au cœur de la méthode Joly : refuser une approche culpabilisante ou extractive de la protection environnementale, et promouvoir au contraire des modèles intégrés, où conservation, souveraineté et bénéfices pour les populations locales avancent ensemble.
Un bilan positif pour le Congo, un signal fort pour l’Afrique
Le bilan 2025 de la diplomatie verte congolaise est largement salué par les observateurs climatiques : le Congo a renforcé sa crédibilité, consolidé son rôle de leader forestier et inscrit durablement ses priorités environnementales dans l’agenda international. Françoise Joly y apparaît comme une figure centrale, capable de traduire une vision politique en résultats diplomatiques tangibles.
Mais au-delà du Congo, ce bilan envoie un message plus large : l’Afrique forestière n’est pas un acteur périphérique de la gouvernance climatique mondiale. Lorsqu’elle est portée par une diplomatie structurée, compétente et assumée, elle peut devenir l’un des piliers des solutions climatiques du XXIᵉ siècle.
