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    Climat

    Belém: l’alliance Sud-Sud pour sauver les forêts

    De Chantal Mbemba6 novembre 20255 Mins de Lecture
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    Rencontre stratégique BAD-Brésil à Belém

    Sous les frondaisons bruissantes de Belém, Sidi Ould Tah a serré la main de Luiz Inácio Lula da Silva quelques heures avant l’ouverture du Belém Climate Summit. Le geste, sobre, scelle l’entrée de deux continents dans une conversation climatique tournée vers le concret.

    Pour le nouveau président de la Banque africaine de développement, cette première entrevue brésilienne revêt un caractère stratégique : convaincre des partenaires émergents d’accompagner l’Afrique dans ses plans d’adaptation, tout en puisant dans l’expérience amazonienne pour sécuriser le futur des forêts congolaises.

    Deux poumons verts, un même souffle

    L’Amazonie et le bassin du Congo représentent à eux deux plus de 50 % des forêts tropicales primaires restantes, stockant chaque année près de 70 milliards de tonnes de carbone atmosphérique, selon le Global Forest Watch. Ces chiffres alimentent la feuille de route commune née à Belém.

    Le président Lula résume l’enjeu : « Protéger les arbres d’Amazonie sans tendre la main aux peuples du Congo reviendrait à éteindre un seul moteur d’un avion ». De son côté, Sidi Ould Tah insiste sur « une coopération Sud-Sud fondée sur la science et la justice ».

    Le fonds Tropical Forest Forever

    Au cœur du sommet, le nouveau fonds Tropical Forest Forever doit être dévoilé. Doté initialement de 10 milliards de dollars, il visera à prolonger les paiements de conservation sur vingt ans, en rémunérant les pays qui maintiennent un niveau de déforestation inférieur à leur moyenne historique.

    Le mécanisme, inspiré du modèle norvégien en Amazonie, inclura un volet social obligatoire : 30 % des ressources iront directement aux communautés rurales pour financer santé, éducation et activités génératrices de revenus. Le Congo-Brazzaville pourrait en bénéficier dès 2026, sous réserve d’un audit satellitaire indépendant.

    La Banque africaine de développement en action

    Depuis Abidjan, la BAD a déjà engagé 11 milliards de dollars sur les cinq dernières années dans des projets climatiques, dont 1,9 milliard pour la seule adaptation forestière. L’institution promet de doubler ce volume d’ici 2030, grâce à un effet de levier auprès d’investisseurs privés.

    « Chaque dollar public doit attirer quatre dollars privés », rappelle Atsuko Toda, directrice du département agriculture et climat de la Banque. Elle évoque des obligations vertes régionales libellées en francs CFA, un instrument encore inédit qui pourrait séduire les caisses de retraite congolaises.

    Opportunités pour le bassin du Congo

    Brazzaville prépare une mise à jour de sa Contribution déterminée au niveau national pour 2025. Le ministère de l’Économie forestière table sur une réduction de 25 % des émissions liées à la déforestation, en partie financée par les marchés carbone volontaires et le futur fonds Tropical Forest Forever.

    Évariste Banya, chef de village à Ngombé, voit déjà une utilité concrète : « Si la vente de crédits nous permet d’améliorer la route forestière et de construire un dispensaire, nous serons les premiers gardiens des essences précieuses ». Ses paroles illustrent la corrélation entre prospérité locale et conservation.

    Sur le terrain, l’Agence nationale de l’aviation civile teste déjà des drones à voilure fixe pour cartographier les coupes illégales. Les données, croisées avec les images Sentinel-2, nourriront un « tableau de bord forêt » partagé avec la BAD, atout majeur pour sécuriser les paiements résultats.

    Transparence sociale et gouvernance

    Les ONG congolaises rappellent toutefois que la finance carbone ne peut réussir sans mécanismes transparents de partage des bénéfices. Le collectif Ressources Vertes demande un décret fixant à 40 % la quote-part destinée aux villages et la publication annuelle des contrats de compensation.

    En réponse, le ministre Bruno Jean-Richard Itoua promet un portail numérique unique où seront centralisés rapports, litiges et coordonnées des points focaux. Un encadré pratique, présent dans les documents de Belém, détaillera également le numéro vert gratuit à composer pour signaler toute infraction forestière.

    Science conjointe et formation

    L’université Marien-Ngouabi négocie une chaire conjointe avec l’Université fédérale du Pará pour former de jeunes télédétecteurs à la mesure du carbone. Le programme, soutenu par la BAD, offrira 20 bourses doctorales et un accès partagé au supercalculateur de Belém.

    Pour le doctorant congolais Armand Moussavou, déjà sur place, « l’alliance Sud-Sud casse le plafond de verre : nous analysons nos propres données, au lieu d’attendre des rapports externes ». Cette montée en compétences renforce la souveraineté scientifique du pays sur ses ressources naturelles.

    Une diplomatie climatique renforcée

    Belém n’est pas un événement isolé. En février, la Cité de l’Union africaine à Brazzaville accueillera le premier Forum africano-amazonien, corollaire logique du sommet brésilien. Les organisateurs espèrent y aligner les positions avant la COP31 qui se tiendra en Azerbaïdjan.

    Cette diplomatie de concertation pourrait renforcer la voix des pays forestiers au sein du Conseil des droits de l’homme et du Comité permanent du Fonds vert pour le climat. Le Congo, déjà coprésident du Partenariat mondial sur les tourbières, disposerait ainsi d’une tribune élargie.

    À Belém, l’enthousiasme est palpable, mais la route demeure sinueuse. La signature d’un chèque ne fait pas pousser les arbres ; elle peut toutefois offrir aux communautés les moyens de protéger ce qui les fait vivre. C’est sur ce pari que misent Brasilia, Abidjan et Brazzaville.

    Belém Climate Summit financements climatiques forêts tropicales Lula Sidi Ould Tah
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